Les sociétés concessionnaires
Depuis 1899, quarante sociétés concessionnaires se partagent le territoire du Congo. La France où se développe l’idée qu’une colonie ne doit rien coûter à la métropole suit l’exemple de l’Etat indépendant du Congo. En échange du monopole de l’exploitation les sociétés paient une redevance annuelle à l’Etat et un pourcentage de 15% sur les bénéfices. La liste de leurs obligations est longue et irréaliste ; elles doivent notamment prendre à leur charge une part du fonctionnement des services publics. Or le Congo n’est pas aussi riche qu’on a pu le dire et les obligations des sociétés sont très lourdes. L’activité des sociétés s’est concentrée sur la collecte du caoutchouc et de l’ivoire et ces richesses s’épuisent. La situation de la plupart des sociétés est vite déplorable.
Moins de cinq ans après sa mise en place le système est mis en accusation devant le Parlement. Les agents engagés sont souvent mal recrutés, mal payés, pas du tout formés, les prix augmentent, les réquisitions de main d’oeuvre et de nourriture sont incessantes, les pillages s’accentuent, la population menée au travail à coup de chicotte.






