
Le premier travail de l’explorateur est de déterminer sa position à l’aide d’un certain nombre d’appareils (théodolite, télescope, boussole, lunette…). Vient ensuite le travail de relevé cartographique. Certains tiennent des carnets de route où ils notent la chronologie de leur voyage, leurs observations, les événements, parfois leurs impressions. Si les carnets de Brazza contiennent peu de dessins, ceux de son frère Jacques sont plus précis sur l’observation de la nature, des paysages et des hommes. Ces carnets sont souvent très petits, écrits au crayon et difficiles à lire. Les lettres envoyées à la famille sont autant de mines de renseignements. A partir des années 80 des photographes et des peintres accompagnent les explorateurs : Pierre-François Michaud en 1886-1887 suit Brazza, le docteur Emily et le peintre Castellani,
Marchand. Ces carnets peuvent par la suite être recopiés, servent à rédiger des textes plus aboutis. Stanley réécrit son journal ; Charles de Chavannes se sert de ses carnets pour écrire ses souvenirs. Brazza fait écrire plusieurs épreuves de ses explorations à partir de ses carnets de route, mais n’étant jamais satisfait du résultat il n’y aura aucune publication si ce n’est dans
Le Tour du Monde ou dans
Conférences et lettres de Pierre Savorgnan de Brazza par Napoléon Ney.
Types okandais. Photographie de Michaud
(© BNF, Société de géographie)